Cuisine au soja dans un village de Dangbo
Mercredi 20 janvier dernier, l'AFAP a donné une séance de formation sur la cuisine au soja au village Yokonbémé, dans la commune de Dangbo (Bénin), à quelques kilomètres au nord de Porto-Novo.

Pourquoi le soja ? Le soja est un aliment très nutritif, il abaisse avantageusement les apports nécessaires en viande et en poisson, lesquels reviennent chers. Le soja n'est pas cultivé dans le village mais est accessible aisément dans les marchés à un prix abordable (entre 250 et 300 francs CFA le Kg).
La séance de formation est menée avec brio par les animateurs et le nutritionniste de l'AFAP. Trois groupements villageois sont présents, pour un total de 48 personnes, majoritairement des femmes mais quelques hommes sont là aussi. La formation débute par le relevé des participants et par une explication théorique. Les boîtes à images (panneaux) de l'AFAP illustrent les dosages de la cuisine au soja, et reviennent sur ce qu'est une alimentation équilibrée et son but, à savoir, la santé, à commencer par celle des enfants !
Après la théorie vient la pratique : une démonstration de la cuisine au soja. Le feu est activé autour des quatre grandes marmites et toute l'assemblée participe joyeusement à la préparation des mets.
Deux sortes de farines de soja sont utilisées durant cette démonstration. La première sert à la fabrication de la sauce ou des beignets, la seconde permet de faire la bouillie ou la pâte. La bouillie et la pâte se préparent avec une mesure de farine de soja pour trois mesures de farine de maïs. Les beignets et la sauce, eux, se fabriquent avec quatre mesures de farine de soja pour une mesure de farine de maïs.
Qu'est-ce que la pâte ? La pâte est le plat le plus couramment consommé dans les foyers béninois. Elle est faite à partir de farine de maïs ou de mil, ou encore, dans notre cas, de soja.
Un peu plus tard, les beignets, la friture, la pâte, la bouillie et la sauce sont prêts à être servis. Le tout est mis de côté car il est l'heure d'une sensibilisation sur un sujet difficile : la violence faite aux femmes. On cherche les causes et les effets. La violence est-elle juste ? Des lois et des centres sociaux existent aujourd'hui au Bénin et qui protègent les femmes qui demandent de l'aide. Les hommes et les femmes de l'assemblée sont en désaccord et l'ambiance se tend un peu, puis un homme déclare avoir compris qu'il n'est pas bien de frapper sa femme, et promet désormais de ne plus le faire. Quel moment !
La formation se termine par une solide dégustation des plats préparés.
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